Compagnie Théatrale 2 Pièces Cuisine

 

Glengarry Glenn Ross

de David Mamet Taduction Pierre Laville
24 Octobre 2007 au Granit de Belfort (un extrait) 13 Décembre 2007 Théâtre Edwige Feuillère à Vesoul 17 Janvier 2008 Théâtre de Dole 5 et 6 Mai 2008 Théâtre de l'Espace Planoise à Besançon Mise en scène : Christophe Vincent

Nouvelle création professionnelle de la compagnie, en collaboration avec la compagnie de Christophe Vincent "Le Cinématique Théâtre"

mise à jour : Monday 16 /06/ 2008
Adios !

le metteur dans la lumière

Fin de notre grande tournée régionale à Besançon, au Théâtre de l'Espace, il y a 1 mois déjà ...

Je me répète inlassablement : ce texte, ces personnages, cette scénographie, cette mise en scène, cette musique... on est au coeur de ce qui me meut (!!) : "entrer en relation" avec une oeuvre, construire l'invisible. A chaque représentation, cette pièce me plonge dans des vertiges, ouvre des béances sous mes pas... le vertige de l'égaré, la conscience du fou, la force du poseur de bombes...

Ce spectacle s'inscrit dans la préoccupation du rapport au réel, à la vérité des choses. Il décortique les données d'un monde spectacularisé où le vrai est de plus en plus difficile à distinguer du faux.

Alors, il est de bon ton aujourd'hui de ne pas "désespérer le spectateur", mais de le divertir, de le conduire vers l'amnésie comateuse, l'oubli de ce monde qui se répète.

Moi j'aime quand un spectacle garde la crasse de l'homme, ça permet d'aller dans la sienne.

mise à jour : Monday 28 /01/ 2008

Vesoul c'est fait, Dole c'est fait

reste Besançon

les corps dans le mouv !

Tout d'abord Vesoul : le confort , l'accueil généreux et chaleureux d'Isabelle, la Directrice, et de toute son équipe qui se sont mis en 4 pour nous recevoir... C'est rare... pour une compagnie régionale ! Un grand merci encore à eux.

La représentation fut intense, l'article qui en a suivi dans l'Est Républicain particulièrement élogieux, et le public hébété et ravi.

Ensuite Dole et sa scène en pente... il fallut rectifier le mobile, les tours, revoir la scéno pour jouer normalement, entreprendre une générale 4h avant le spectacle... Aucune des conditions n'était requise pour aborder la représentation dans de bonnes conditions et pourtant... l'implication, l'engagement total des uns et des autres font que la magie a eu lieu, les "coutures" de dernier moment n'ont pas craqué...

Et puis Dole inondé par une presse qui nous a suivi presque pas à pas avant le spectacle (très nombreux articles) et après le spectacle pour 2 articles enthousiastes.

Ce spectacle, ce texte, ce personnage me font naviguer chaque fois dans des eaux nouvelles, à l'insu de mon plein gré !

Je m'explique : la volonté de Christophe a été de ne rien figer dans le détail. Nous connaissons les grandes lignes du personnage, son rythme, sa tonalité. Point. A nous de naviguer dans des eaux différentes à la rencontre de chacun des 6 autres poissons. C'est jouissif ! Et sans repos ! Car il y a toujours en nous l'envie de surprendre l'autre et de se surprendre, alors parfois le corps mène sa vie sans nous demander la permission ! Et là c'est le bonheur !

A vérifier les 5 et 6 Mai à Besançon !

mise à jour : Sunday 02 /12/ 2007
AYET !

Jackie Levene, dit

C'est le nez dans le guidon que j'ai traversé cette dernière étape de travail.

A tout moment, le fil se coupait, je ne savais pas ce que je jouais, je fabriquais des béquilles bancales. La volonté d'échapper au ronronnement, l'incitation à chercher de nouvelles voies engendraient conflit intérieur et douleur. Et puis la sensation tenace et persistante que je vais finir l'aventure au fond d'une crevasse... s'accrocher en cordée, mettre un pied devant l'autre, avancer... La crevasse n'est pourtant pas une fatalité en montagne !

Dans ces moments tragiques, Christophe me renvoyait toujours très justement au plaisir et à l'image qu'inconsciemment j'étais en train de construire, malgré une impatience chronique.

Et puis, résonnait en moi cette injonction de Stanislavski : "Ne cherchez pas en vous-même ! En vous-même il n'y a rien ! Cherchez en l'autre qui est en face de vous !"

Chercher de quelle manière l'on peut agir sur l'autre... Alors... mes insomnies m'ont ouvert des champs nouveaux : la fatigue intérieure qui en résultait (pas celle du corps qui, lui, est toujours au garde-à-vous !), l'épuisement, m'ont fait lacher prise.

Je me suis débarrassée de la psychologie pour entrer exclusivement dans le rythme, le phrasé. Je n'ai plus cherché de justification à la présence de "Jackie" sur scène, j'ai décidé de squatter le plateau ! Au spectateur de trouver des raisons... s'il en a besoin !

J'ai retravaillé "Jackie" chez moi à mi-voix, comme pour éviter les effets factices, préserver une sorte de naïveté, ne pas la noyer dans le savoir-faire théâtral ou les excès de sentimentalité. Il me fallait être exigeante et modeste, bannir la complaisance, ne rien installer avec insistance.

Je crois, enfin, y être parvenue...

Ainsi, le secret est sorti de sa niche le 26 Octobre. Les "retours" ? En clair, le jugement, la critique : bons, voire très bons, avec quelques échappées de peloton radicalement assassines. Mais comment pourrait-il en être autrement ?

Il s'agit-là d'un théâtre puissant, polyphonique et dense, agressif et brutal. On est ici comme au tribunal, chacun faisant l'inventaire de ce que l'autre aurait dû faire ou de ce qu'il devrait être. Des règlements de compte qui glacent autant qu'on s'en délecte. Un théâtre où l'on perçoit le noyé derrière le nageur. Alors, il est possible d'en avoir peur, il est possible de le refuser.

Nous (comédiens, musiciens, techniciens, metteur en scène) traversons cette pièce de façon athlétique, avec une charge énergétique et un tonus constants. Elle demande une concentration, une précision et une connaissance des enjeux extrèmes. Car, finalement, c'est de la fracture indélébile des êtres dont il est question.

La musique et la lumière découpent et structurent l'espace, soulignent une réplique, une entrée ou un changement d'atmosphère.

La scénographie s'éloigne de tout réalisme, le plateau est quasiment nu, seuls quelques éléments de décor dont il ne resterait que la mémoire rétinienne.

Nous savons que nous ne sommes pas engagés dans un travail de tout repos où il y aurait des certitudes sur la pertinence du propos ou sur la maitrise des choses. Mais nous savons aussi que nous sommes engagés plus profondément dans une aventure essentielle et indissoluble.

mise à jour : Monday 01 /10/ 2007
On y arrive !

les tueuses

Aucune info sur la "the" création de 2 Pièces Cuisine, pourquoi ???

Parce que... parce que... Je ne sais par quel bout commencer. Si je synthétise au maximum, je peux dire :

- que les tractations diverses avec les Directeurs de structures furent complexes et longues. Convaincre, montrer que l'on est capable de, que ce spectacle peut remplir leur salle, que c'est innovent, décoiffant, impertinent, boulversifiant, délirant, et néanmoins divertissant et déstressant...

- que cette création est lourde : 7 comédiens, 5 musiciens, 1 metteur en scène, 4 techniciens, donc une charge salariale lourde et une logistique... lourde. Le montage du budget fut un réel casse-tête et le restera jusqu'au bout.

Mais mais mais, et c'est le plus beau : l'équipe tient le choc depuis 2 ans, sans salaire ou très peu, chaun payant son déplacement, et s'impliquant à fond dans l'univers de Christophe incroyablement riche et époustouflant. C'est ce qui nous tient dans cette aventure rocambolesque qui nous mitonna le chaud et le froid en permanence, les bonnes et les mauvaises nouvelles s'enfilant comme des perles pour aboutir, qui sait, au collier de la reine ?!!

Les dates d'exposition de ce magnifique collier sont :

24 Octobre au Granit à Belfort - un extrait du spectacle

13 Décembre au Théâtre Edwige Feuillère à Vesoul

17 Janvier 2008 au Théâtre de Dole

5 et 6 Mai 2008 au Théâtre de l'Espace Planoise à Besançon

Dépéchez-vous de réserver car Dole est parait-il déjà complet !

En attendant la 1ère, nous partons tous à Belfort le 9 Octobre pour notre dernière résidence de création, 3 semaines où le lion de Belfort nous protègera ou... nous bouffera !

mise à jour : Thursday 16 /11/ 2006
C'est reparti pour un tour !

La précédente création remontait en 2003 et c'était "Or c'était le Printemps".

2 compagnies sur un même spectacle : c'est une première non ?
Après plus d'un an de travail avec Christophe sur "la vibration", les 7 comédiens et 5 musiciens, jusqu'à présent dénommés "le collectif", ont décidé de pousser l'aventure jusqu'à son terme, c'est-à-dire la création.

Le sujet de Glengarry : 5 agents immobiliers démarchent à Chicago pour "fourguer" des bungalows sur la côte de Floride.

Le but : arriver en haut du tableau des meilleurs vendeurs et gagner une cadillac pour le 1er, une mallette à couteau pour le 2ème, et renvoyer les 2 autres.

C'est l'idéologie de la compétition et du libéralisme.

C'est un univers de manipulation, d'illusion, de jeu.

Les personnages, proches de ceux de Beckett et de Pinter (chers à Christophe) sont chargés d'une forte intensité dramatique : la cassure menace à tout moment.

Les musiciens, personnages à part entière, évolueront en direct, en parallèle à une bande son.

3 résidences de création sont prévues :

du 18 au 25 Novembre 2006 à la Fabrique de Scènes du Jura

en Avril 2007 à la Fabrique

Automne 2007 au Granit de Belfort